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Exposition : Récup' Art

Chafika AIT AOUDIA

Diplômée en 2000 de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, option design d’intérieur, Chafika Aït Aoudia exerce notamment son métier depuis plus de quinze ans au sein d’agences de design où elle réalise création d’ambiance, mobilier et aménagement d’espaces. Ses oeuvres en mobilier ont, à de nombreuses reprises, été exposées lors de manifestations de design d’envergure, notamment au MaMa, au Palais des Raïs, au Palais de la culture Moufdi Zakaria mais aussi à l’Institut du monde arabe (Paris) en France, en Allemagne, à Milan, Dakar, Dubaï… Autre domaine d’expression, Chafika Aït Aoudia se passionne pour le recyclage de vieux bijoux en cuivre et en argent qu’elle réinvente. Elle s’intéresse également beaucoup au cuir qu’elle récupère en chute dans les usines et sur lequel elle s’essaie à d’autres techniques. C’est sa première participation au Festival national de la création féminine et elle y présentera ses dernières créations de mobilier (poufs, coffres, tables basses…).



Khadidja AMRANE

Héritière du savoir-faire de ses aînées et inscrite dans la tradition régionale de Timimoun, reconnue pour ses tapis traditionnels, Khadija Amrane, âgée de 37 ans, tisse depuis toujours, en famille, laine et chiffons pour en faire des tapis à usage domestique. Encouragée par le réseau national d’artisanes Res’Art avec lequel elle a poursuivi des formations, elle prend sa carte d’artisane il y a trois ans et propose alors pour la première fois ses ouvrages dans les différentes manifestations artisanales de sa ville. Il y a deux ans, elle découvre les avantages économiques et les différents usages possibles du sachet en plastique en matière de tissage et s’y attelle, jouant des couleurs et des motifs, au gré de ses récupérations dans son entourage direct. Elle propose ainsi des tissages de différentes tailles (le plus grand de 1,20 m) pour en faire des tapis et des nappes qui remportent un grand succès. Ce sera sa première exposition hors de Timimoun et elle en attend beaucoup.


Nathalie ANDRIS

Diplômée de l’Académie des beaux-arts de Chatelet en Belgique, Nathalie Andris a accumulé de nombreuses formations artistiques qui répondaient à son besoin d’expression. Peinture, poterie, céramique, sculpture, design, technique de forge et du bronze… Durant plus de vingt ans, Nathalie Andris s’est imposée en termes de design et construction en Belgique où elle est intervenue sur des sites prestigieux : Palais Royal, musées, Sénat, Parlement… mais aussi à Paris, en Suisse et au Portugal. Elle a ensuite donné libre cours à sa nature profonde de sculpteur céramiste dans des réalisations avant-gardistes dans lesquelles elle insuffle son profond ressenti. S’inspirant de son environnement, elle marie avec succès, pour nous parler, les matières, les textures, les couleurs. En Algérie depuis près de trois ans, elle délivre des cours de céramique et construction de pièces dans sa maison atelier d’Alger, et a été au centre d’innovantes expositions (et pour la plus récente en octobre dernier à la galerie de Bab Ezzouar). Pour ce Festival, elle exposera des tables en bois de palette et une dizaine de sculptures travaillées à partir du bois flotté qu’elle récupère sur les plages et de pièces de céramique qu’elle y intègre.



Zineb BABA MOUSSA

C’est après avoir élevé ses enfants que Zineb Baba Moussa, son temps libre retrouvé, découvre à 55 ans son penchant pour l’art. Passionnée par le travail manuel, elle s’inscrit à plusieurs formations artistiques et découvre la mosaïque dans laquelle elle s’accomplit un temps. Il y a un an, elle se lance dans la création de bijoux à partir de matériaux de récupération, son nouveau coup de coeur. Cartons, papiers, plastique, chiffons et laine, coquille d’oeufs, et même CD de récupération… Elle use de tout, et compose dans une grande diversité de textures et matières une gamme raffinée de bijoux ainsi que ses minutieux assemblages de coquilles d’oeufs qu’elle décline en pendentifs, bracelets et autres ornements. En constante recherche de nouvelles techniques, ses oeuvres se révèlent d’une grande singularité. Membre d’un réseau féminin artisanal depuis 2012, elle expose très régulièrement ses oeuvres à diverses occasions artisanales et culturelles.


Salima MAZRI BADJADJA et Asma BOUABDELLOU

Architectes et stylistes, Salima Mazri Badjadja et Asma Bouabdellou, doublement passionnées, lient ces deux domaines par de mêmes traits… la création, la conception et la manipulation. Ensembles, elles créent à Constantine (où elles vivent et travaillent) une ligne de vêtements et accessoires qu’elles dénomment Pantaroual. Pantaroual adopte l’upcycling, une tendance qui ré-enchante des matières déjà utilisées ou destinées à être jetées. Ainsi, les chutes de tissus, les restes de passementerie, les bouts de laine, les boutons, les sacs d’emballage sont explorés pour tenter de leur insuffler une seconde vie. Puisant dans ces trésors «hors service» mais au potentiel inestimable, Asma et Salima proposent des créations originales qui se déclinent en pochettes, sacs, bijoux, objets de déco et bien d’autres accessoires.



Nadia BARECHE

Diplômée en sciences économiques, Nadia Bareche, mère de quatre enfants, s’est toute sa vie consacrée à sa famille. Passionnée de fleurs séchées dont elle fait depuis toujours différentes compositions florales, c’est grâce aux encouragements d’une amie galeriste qu’elle expose pour la première fois ses oeuvres en 2007 dans sa ville de Tizi Ouzou. Travaillant seule et en général sur commande, ses compositions florales de tous types, qu’elle propose en pot, en bouquets, en couronne ou agrémentées de bougies… se révèlent d’une grande originalité. Outre les fleurs qu’elle sculpte dans différents matériaux, elle y intègre au gré de ses trouvailles branches d’arbre de son jardin, graines ou noyaux de fruits, pommes de pins, chapeaux de glands, épis divers, bâtons de cannelle, anis étoilé… dans des ensembles très esthétiques qu’elle peint ou laisse au naturel au gré de son inspiration. Devant le succès remporté par ses oeuvres, elle a, depuis 2007, exposé à de nombreuses reprises dans différentes manifestations culturelles ou artisanales et, notamment, à deux reprises à la Foire internationale de l’artisanat.


Sawsen BENHADID

Diplômée de l’Institut des sciences de l’information et de la communication et journaliste à la Télévision algérienne depuis 1996, Sawssen Benhadid y occupe actuellement le poste de rédactrice en chef de la section Politique. C’est sans doute sa profession qui a ancré en elle sa conscience écologique et environnementale, et c’est donc tout naturellement que lorsque cette passionnée d’artisanat et d’art s’exerce à la conception de bijoux, elle le fait en utilisant dans ses oeuvres des matériaux de récupération. Avec du vieux fil électrique, de cuivre ou d’aluminium qu’elle modèle dans des formes harmonieuses, elle propose ainsi des bijoux de toutes sortes et autres accessoires, auxquels elle peut intégrer, en fonction de ses trouvailles et de son inspiration, des chutes de tissus et de passementerie, des perles de récupération... C’est aussi dans un esprit de préservation qu’elle revivifie ou recycle le tamis traditionnel, aujourd’hui de plus en plus rare dans nos cuisines, pour en faire de magnifiques objets de décoration. Ce sera sa première participation au Festival de la création féminine, et Sawsen se réjouit de pouvoir montrer son travail à un public élargi.



Rekia BENKARIMA

A 34 ans, Rekia Benkarima, maîtresse vannière, est l’une des meilleures défenderesses de la vannerie à base de fibre de palme. Venue en autodidacte à la vannerie, il y a près de 13 ans de cela, elle s’y est très vite révélée par la finesse de son travail et son esprit créatif. Elle a participé à de nombreuses manifestations artisanales à travers tout le pays et même au-delà de nos frontières, notamment au Salon Maisons et objets à Paris (France, 2013) avec l’Anart. Installée à Ouargla d’où elle est originaire et où elle vit, elle y a créé, avec le soutien de l’Angem, son atelier dénommé Wissam Design, et y emploie 12 artisanes permanentes, sans compter le réseau de femmes au foyer qu’elle a formé et fait travailler. Artiste, gestionnaire, mère de 4 enfants, Rekia s’inscrit également totalement dans la transmission et enseigne depuis 2012 «le design et les innovations dans la vannerie» dans le cadre de la formation professionnelle. De magnifiques oeuvres et une belle démarche.


Rokia BEN MESSAOUD

Originaire de Tamanrasset où l’art de la récupération est plutôt bien ancré, Rokia Ben Messaoud y a été initiée depuis son enfance par sa mère et ses tantes. Très créative, elle a très tôt exprimé son talent à travers le dessin, la couture et divers «bricolages», comme elle le dit, mais c’est depuis seulement deux ans qu’elle s’y affirme résolument. Colliers, bracelets, boucles d’oreilles mais également sacs et chaussures de récupération qu’elle revivifie et coordonne, elle réalise ses oeuvres à partir, principalement, de chutes de tissus récupérées chez les tailleurs mais également de bobines de plastique, de carton recyclé… Elle montre son travail sur Facebook et, devant le succès remporté par ses créations et les encouragements de sa famille, participe à plusieurs expositions avec la Maison de l’artisanat et la Direction de la culture de sa région. Autre champ d’investigation : le petit mobilier de récupération, notamment des tables, qu’elle conçoit sur pneus ou bobines de câble téléphonique en bois et qu’elle recouvre de roseaux, cordes ou de chutes de palmier tressé… Talent à suivre.



Tamazouzt BENMOUSSA

Mère de trois enfants installée à Béjaïa, Tamazouzt est venue en autodidacte il y a presque sept ans à la création artistique. Revisitant des ustensiles de la vie quotidienne ou concevant des objets de décoration à base de toile de jute, de raphia ou de morceaux de bois récupérés, elle nous avait notamment marqués par ses poules de paille, et de toute taille, qui lui avaient valu d’être distinguée lors de la 5e édition du Festival de la création féminine, placée sous le thème «D’orge et de blé». Ses oeuvres sont depuis connues, et elle a participé à de nombreuses expositions organisées à travers tout le pays par les Directions de la culture et de l’artisanat de sa ville. Totalement dans le thème du recup’art, Tamazouzt nous revient cette année avec une quarantaine de ses objets de décoration, coffrets, porte-clés, vases… tous travaillés à partir d’emballages récupérés de toutes sortes, qu’elle recycle avec du raphia, de la toile de jute et même des feuilles de figuier séchées.


Kahina BOUDOUR

Elevée dans le giron d’une grand-mère couturière de lingerie fine et d’une mère tricoteuse, Kahina comme ses deux soeurs aînées ont hérité d’un riche legs de savoir-faire. Couture, tricot, broderie… qu’elles n’ont jamais cessé de pratiquer, Kahina s’initie également à la peinture et développe un grand sens de l’esthétique. C’est au cours de l’un de ses voyages en Europe, il y a deux ans, que cette experte senior en web digital dans les télécommunications découvre la création de bijoux et notamment celle à base de produits de récupération qui la séduit totalement. Encouragée par sa famille, elle en fait son champ favori d’expression artistique et conçoit, à chaque fois qu’elle le peut, colliers, bracelets et boucles d’oreilles dans les matériaux de récupération les plus divers : chutes de tissus et passementerie, cuir, perles, papiers,, journaux, magazines… A l’heure actuelle, Kahina n’a exposé qu’une seule fois dans une kermesse artisanale, en mai dernier, et aspire beaucoup à montrer ses travaux à un plus large public.



Assia BOULAHBEL

Elevée à Annaba par une mère aux talents multiples (distillerie d’eau de fleurs, perlage…) et un père très créatif, Assia Boulahbal rattache toute sa fibre artistique à son enfance. Venue en autodidacte à la peinture sur verre il y a dix ans, elle s’essaye en parallèle à différentes formes d’expression (céramique, bois) et découvre il y a quatre ans la création de bijoux dont elle fait une passion. Résolument contemporaine dans sa créativité, Assia Boulahbal puise, nous dit-elle toute son inspiration dans le patrimoine et l’artisanat traditionnel. Particulièrement innovatrice, elle fait oeuvre de tout matériau, écorce de noix de coco et de fruits secs, cuir, chutes de tissus, bois, emballages aluminium, quincaillerie de récupération et notamment des thermocouples de radiateur… pour en faire des bijoux qui allient en extrême élégance modernité et tradition. Fervente admiratrice des skhab (collier d’encens) de nos aïeules, elle réactualise le concept de bijoux odorant en y intégrant anis étoilé, bâton de cannelle, noyaux de dattes… Depuis 2011, elle compte déjà à son actif de nombreuses expositions à Alger, Oran, à Berlin et également à Londres. C’est sa première participation au Festival de la création féminine.


Zeina DJEFFAL

Installée à Azzazga, Zeina Djeffal , spécialiste en robes berberes traditionnelles brodées, a successivement fait partie des réseaux d’artisanes Fed’Art et aujourd’hui Res’Art qui lui ont permis de montrer son travail dans différentes expositions collectives nationales et internationales et d’établir sa renommée. En bonne couturière, la récupération de chutes de tissus, de laine, de galons… est pour Zeina une seconde nature, et elle en fait, selon ses trouvailles, des coussins, des plaids, des chemins de table… qu’elle agrémente de broderies, de motifs en crochet et de galon si typique de sa région. Depuis trois ans, elle découvre le vieux jeans et le recycle dans une collection variée de sacs qu’elle proposera durant ce Festival. Elle nous promet aussi des poufs brodés, dont elle construit l’assise avec des plaquettes d’oeufs recyclées. Ce sera sa première participation au Festival de la création féminine.



Goussem DJELLOULI

Révélée il y a trois ans lors de la 4e édition du Festival de la création féminine consacrée aux Arts de la terre et de la matière, Goussem Djellouli accomplit son talent créatif avec du papier mâché. Sensible aux enjeux environnementaux, et devant la masse de vieux journaux s’entassant dans tous les coins, elle s’initie en autodidacte au recyclage de ce matériau et s’y affirme progressivement depuis cinq ans. Papiers journaux mais aussi tous les autres papiers de récupération, elle explore différentes techniques pour en faire des objets de décoration figuratifs ou abstraits, toujours très colorés, et dans lesquels elle introduit également au gré de son inspiration d’autres matériaux récupérés. Elle a déjà exposé au festival Amonranwi (Oran 2013) et au Festival Chouftouhouna de Tunis (2016), de même qu’elle a animé différents ateliers de Recup’art. Pour ce Festival, Goussem travaille à une série de personnages d’inspiration africaine qu’elle construit sur des bases en bouteilles de plastique. De belles surprises en perspective et un atelier


RAZIKA DOUFENE

Spécialisée dans la broderie traditionnelle berbère, Razika Doufene a acquis une maîtrise technique de cet art qui a fait sa renommée. Conceptrice de vêtements et de linge de maison qu’elle brode avec grande finesse, Razika applique ses broderies minutieuses sur tous les supports, y compris le cuir et ce malgré la difficulté que cela peut représenter. Les chaussures brodées qu’elle a présentées lors de la 3e édition du Festival de la création féminine consacrée aux accessoires du costume lui ont ainsi valu d’être distinguée par un premier prix. Elle participe régulièrement à diverses expositions collectives artisanales et culturelles, et on peut voir ses créations dans sa boutique/atelier à la maison de l’artisanat de Tizi Ouzou où elle forme également de nombreuses jeunes filles à la broderie. En matière de récupération, Razika travaille les chutes de tissus et de jeans pour en faire des sacs et, surtout, recycle les couvertures et tapis traditionnels abîmés dont elle fait de magnifiques kachabiate brodées pour les petits et les grands.



Mounia FERNANI HALIMI

Artiste hétéroclite, Mounia Fernani, initialement architecte, exprime depuis vingt ans sa créativité dans de multiples formes d’expressions artistiques. Encre de Chine, peinture sur verre, sur bois et sur métal, argile, mosaïque, elle s’y exerce avec talent et a exposé ses oeuvres dans ces différents domaines à maintes reprises à Alger. Son nouveau champ d’exploration cette année : l’art récupération. Jumelant son savoir-faire en couture hérité de sa mère et de sa sensibilité de plasticienne, elle proposera des oeuvres murales semi-abstraites, composées de différentes chutes de textile et autres matériaux de récupération mais également une collection de sacs, pochettes, sacoches et autres accessoires en jeans recyclés.


Rosemarie GHOMCHI

Ingénieur en mathématiques appliquées de nationalité allemande, c’est avec son époux algérien, aujourd’hui disparu, que Rosemarie Ghomchi s’est installée à Alger il y a de cela près de quarante ans. Cette artiste du textile nous livre que c’est par sa mère et par le besoin de se vêtir dans les années d’après-guerre qu’elle a appris la couture. Du besoin physiologique est né le besoin d’accomplissement : la création artistique. Poupées en chiffons, patchworks, tableaux… ses créations artistiques qu’elle conçoit elle-même à la machine ou à la main à partir de chutes de tissus récupérées sont très minutieuses et abouties. Forte d’une culture artistique très ancrée, elle nous dit être très inspirée par le Sud algérien qu’elle connaît bien. Depuis les années 2000, ses oeuvres qu’elle conçoit toujours avec le même plaisir ont été exposées à de nombreuses reprises dans les différents lieux culturels d’Alger. Elle anime également des ateliers d’initiation à l’art textile dans différentes associations caritatives.



Yamina GOUICHICHE

Venue de Tiaret, Yamina Gouichiche a incontestablement une âme d’artiste. Depuis toute petite et depuis plus de vingt ans, elle sculpte, grave ou modèle toute matière qui lui tombe sous la main ou qu’elle récupère. Morceaux de bois, terre, rebuts de marbre et, surtout, la corne et l’os qu’elle ramasse dans la nature et qu’elle cisèle avec minutie et grand sens de l’esthétique de motifs et de calligraphie. Ses travaux lui ont notamment valu d’obtenir le 1er prix lors de la 4e édition du Festival de la création féminine consacrée aux Arts de la terre et de la matière (2013). Depuis deux ans, cette ancienne professeure de dessin dans l’enseignement moyen s’est mise en retraite pour se consacrer entièrement à son art, et participe depuis régulièrement à différents événements culturels à travers tout le pays et pour le plus récent à Tamanrasset (2015), Constantine et Médéa (2016). Loin d’être figé, le champ d’investigation de Yamina est très large et ouvert, et elle travaille également le stylo Bic de récupération, qu’elle ramollit au feu, modèle et cisèle au fer à souder pour en tirer de délicates petites statuettes. Pour ce Festival, Yamina nous promet aussi un tout nouveau travail sur calebasse.


Narimene HAKIMI

Issue de l’école nationale des beaux-arts d’Alger, option céramique, en 1999, Narimene Hakimi enseigne un temps l’art plastique à Alger avant de s’installer en 2007 en tant que designer graphique à Dubaï, où elle vit et travaille encore. Férue de design, elle a participé à un certain nombre d’expositions collectives et, pour les plus récentes, à l’exposition collective Designers algériens à l’Institut du monde arabe (Paris), suivie de celle au Palais des Raïs à Alger (2012) et le Design Day à Dubaï (2015). Depuis 2010, elle s’accomplit également dans la création et la réalisation de bijoux, notamment à base de matériaux de récupération tels que le métal, le plexiglas, le fil de raffia… et travaille pour ce Festival à une nouvelle collection conçue à base de fils électrique



Hind HAMAR

Miniaturiste, diplômée de l’Ecole régionale des beaux-arts de Constantine où elle vit encore, Hind Hamar exerce son art sur tous les matériaux, papier, bois, poterie… Mère de trois enfants, elle met temporairement ce savoir-faire, qui nécessite beaucoup de concentration, en stand-by et s’oriente dans les années 2010 vers la couture qu’elle maîtrise depuis son plus jeune âge. Travaillant d’abord le cuir dont elle fait des sacs de sa conception, elle s’oriente ensuite vers les matériaux de récupération tels le jeans et les chutes de tissus qu’elle récupère dans l’entourage collectif. Sacs, pochettes, porte-monnaie et tableaux, chacune de ses oeuvres est unique et témoigne par leur minutie et sens du détail de sa formation académique et esthétique. Membre du réseau de femmes artisanes Res’Art depuis 2009, elle a dans ce cadre exposé à de nombreuses reprises dans différentes manifestations artisanales. Depuis peu, elle s’intéresse au fil électrique et au plastique, et nous promet des innovations pour ce Festival.


Ahlem KOURDOUGHLI

Faire du beau avec du vieux, c’est là, la voie que la plasticienne Ahlem Koudourghli s’est tracée. Initiée dès l’enfance à manipuler une multitude de matières par un père bricoleur et une mère couturière, elle fait ses premiers dessins sur des toiles de jute de récupération concédées par sa grand-mère. C’est donc tout naturellement qu’Ahlam Koudoughli, formée en céramique à l’école nationale des beaux arts dont elle sort en 1989, élargit sa créativité à de multiples domaines et matériaux. Céramiste, styliste, designer, artiste peintre et plasticienne, sa curiosité est sans limite et elle s’initie également à la tapisserie et, plus récemment, au fer forgé. Artiste hétéroclite et accomplie, elle travaille indifféremment le bois, le cuivre, le fil électrique, le métal, le plastique, le papier journal, le tissu… pour en faire de véritables oeuvres d’art. Très investie dans son art, elle a exposé à de nombreuses reprises dans ses différents domaines d’expression.



Louisa LAKEHAL

Retraitée d’une carrière de chimiste, Louisa Lakehal vient en autodidacte à la création artistique avec un matériau de prédilection : le papier et tous ses dérivés (papier de récupération, journal, carton…). De la pâte qu’elle en tire, elle construit et travaille les volumes et sculpte la matière pour réaliser des tableaux, des statuettes et autres objets de décoration. Ses oeuvres multiples et diverses toujours très colorées, tantôt figuratives tantôt abstraites sont souvent inspirées par le patrimoine culturel national mais aussi oriental et africain. Depuis 2012, Louisa Lakehal a participé à plusieurs expositions collectives et individuelles. Pour ce Festival, elle présentera, notamment, «Confession», une composition très poétique qui jumelle harpe et métier à tisser et à laquelle elle attache une grande symbolique. C’est sa première participation au Festival de la création féminine.


Nassira MEROUANI

Ancienne directrice à l’Agence nationale pour le développement social, Nassira Merouani, retraitée en 2013, est demeurée très investie dans la cause des jeunes défavorisés, sans formation et sans emploi. Forte de cette motivation et d’une fibre artistique inoculée, dit-elle, par la défunte Aïcha Haddad, qui fut son professeur de dessin au lycée, elle prospecte des voies de développement sur internet et découvre la création de bijoux en papier recyclé dans laquelle elle se forme et dont elle fait sa passion. Colliers, bracelets, bagues mais également aujourd’hui objets de décoration divers, ses créations, d’une grande finesse, qu’elle fabrique à base de papiers récupérés et recyclés (journaux, vieux magazines…) et de pâtes à sel révèlent une grande maîtrise technique et l’étendue de sa créativité. Fidèle à sa vocation sociale, elle a pour projet d’éditer un support pédagogique de démonstration et aspire à animer des



Radia ROUMANE ZERDANI

Artiste peintre et artisane, Radia Roumane, née en 1976, exerce son art en parallèle à une carrière dans la banque. Venue incidemment à la peinture en 2007, elle décroche un diplôme des arts et métiers en 2012 et fait de ce hobby une passion qu’elle décline sur toiles (aquarelles) ou sur différents objets de récupération qu’elle revivifie. Pot à lait, tamis, cafetière, Derbouka, autant d’objets traditionnels et hors d’usage qu’elle réhabilite en les détournant de leur usage premier et en les décorant de motifs et couleurs souvent puisés dans le patrimoine culturel national. Inspirée par tout, Radia récupère également les bouchons en liège, les capsules métalliques, les écorces de noix de coco… qu’elle transforme ou intègre dans des objets utilitaires ou de décoration. Installée dans son atelier d’Ouled Fayet où l’on peut voir ses oeuvres, elle y anime également, depuis près de deux ans, des ateliers de loisirs créatifs à destination des enfants.


Wardia SOUKRI

Initialement brodeuse, Wardia Soukri s’affirme très vite dans le stylisme et dans le design avec comme principale source d’inspiration la culture et les symboles berbères de son enfance qu’elle revisite et réactualise dans des oeuvres résolument contemporaines. Son imagination et son sens de l’innovation ont été distingués à différentes reprises et notamment lors de la 2e édition du festival de la création féminine où elle a décroché le premier prix. Depuis 2004, elle a participé à de nombreuses expositions et défilés de mode en Algérie comme à l’étranger, et est considérée comme l’une des figures montantes de la scène algérienne en matière d’artisanat d’art. En matière de récupération, elle est la aussi précurseur, incluant, depuis toujours, dans ses costumes bijoux ou accessoires de décoration, les noyaux d’olives, l’écorce de courge, les pièces de vannerie… Pour ce Festival, elle nous promet une collection de bijoux et accessoires du costume mais également des sacs tissés à base de plastique, des poufs réalisés avec du carton de récupération et d’autres surprises…



Yamina SOUILAH

Diplômée en 2007 de l’école nationale des beaux-arts d’Alger, option design aménagement, c’est avec la maternité et la volonté d’accompagner ses enfants au mieux possible que Yamina Souilah commence à concevoir et à réaliser des jouets ludiques pour les petits. Accompagnée par un mari passionné de menuiserie qui lui offre sa première scie, ils réalisent ensemble un premier jouet pour l’anniversaire de leur petit de 2 ans, et devant le succès de cette entreprise et avec les encouragements de son époux qui lui offre ses premiers outils de coupe, elle se lance tout récemment de façon plus large dans diverses réalisations. Petites voitures, jeux éducatifs divers, Yamina Souilah révèle une conscience écologique bien ancrée, notamment en ce qui concerne le bois pour lequel elle nourrit depuis toujours un intérêt particulier, et ses oeuvres sont toujours fabriquées à partir de chutes qu’elle récupère un peu partout depuis toujours et notamment dans les menuiseries. A 33 ans, Yamina Souilah s’affirme dans une nouvelle vocation où elle prend beaucoup de plaisir. Ce sera sa première participation à une exposition d’envergure.


Baya SOUSSI

Encombrée et alarmée par l’invasion des sachets en plastique dans son environnement, Baya Soussi, qui réalise depuis toujours des ouvrages de tricots d’art et de crochet, décide en 2010 de s’attaquer à ce matériau de récupération. Elle s’essaye d’abord à de petits objets (pochettes de portable, trousses d’enfants, paillasson, bouteilles…) qu’elle tricote, crochète ou customise avec des fils de plastique qu’elle tire de sachets de récupération, et devant le succès que ses articles remportent (premier prix au Salon de l’artisanat d’Oran en 2012) elle développe ensuite une large gamme de paniers et sacs qui font sa renommée. Customisant des paniers en plastique ordinaires qu’elle achète, tricotant à cinq aiguilles sur des cerceaux pour les sacs arrondis, usant du tricotin et parfois même du tissage, Baya Soussi utilise toutes les techniques pour transformer, recycler et donner une deuxième utilité au sachet en plastique et ce, dans une envolée très esthétique de formes et de couleurs. Travaillant seule dans sa maison d’Oran, elle participe régulièrement à diverses expositions artisanales où elle peut faire apprécier ses oeuvres. Pour ce Festival dont elle espère beaucoup, elle promet beaucoup de nouveautés, notamment des pièces tissées et de la broderie en plastique sur sac de jute.



Djamila TAZIR

Avocate, Djamila Tazir est intarissable lorsqu’il s’agit de parler du tapis ancien, et c’est dans le recyclage de vieux tapis qu’elle exprime son art. Collectionneuse, ces tapis authentiques sont, pour elle, de véritables oeuvres d’art relatant un passé riche en tradition et qu’elle ne peut se résoudre à voir disparaître. En perpétuelle recherche de tapis nomades (Kilims ou Hambel) venus de Timimoun, Boussâada, M’sila, Laghouat, Djelfa… et qui ont traversé les années, elle prend beaucoup de plaisir à recycler les plus abîmés pour leur donner une nouvelle vie. Tabourets, sacs, chaussures, écharpes, babouches… autant d’objets dans lesquels Djamila Tazir réalise sa passion pour le tapis ancien et son ambition de préserver ce patrimoine national. C’est la première fois qu’elle expose au Festival national de la création féminine.


Fatiha YADADEN

Comme tout autre domaine, la cuisine donne matière à récupération et, en excellente cuisinière, Fatiha Yadaden ne tarit pas d’idées. Après plus de 30 ans de carrière dans le secrétariat de direction à l’INRA, Fatiha, depuis deux ans bientôt, accompagne avec succès sa fille installée comme traiteur à Alger. Pour elle, la récupération est un état d’esprit et rien ou presque rien ne se doit de se perdre dans sa cuisine. Du vieux pain par exemple, elle peut faire des merveilles. On connaissait la s’firia, les pains perdus… Fatiha revisite aussi, à sa façon, le Z’fti de Boussâada, en ravivant le vieux pain dans une sauce poivron, oignons et tomate ou en en faisant une m’choucha (galette d’oeufs) qu’elle râpe dans des vérines avec du miel et des fruits secs. Ainsi en va-t-il aussi des coeurs de légumes qu’elle transforme en quiches ou en délicieuses croquettes. Tout au long du Festival, nous pourrons ainsi déguster et apprécier l’art culinaire de récupération très inventif de Mme Yadaden.



Salima ZEROUG BOUAOUINA

A presque 80 ans, Zineb Rezzoug Bouaouina, doyenne de notre Festival, est une artiste accomplie. Formée dans sa jeunesse au dessin, à la peinture et à l’art textile dans des ateliers à Montparnasse et à l’Académie de la Grande Chaumière (Paris), elle mène une carrière dans l’administration et l’entreprise jusqu’en 1989 où elle prend une retraite anticipée pour se consacrer à sa passion première, la création artistique. Elle ouvre alors son atelier d’art textile et réalise de très belles oeuvres à base de chutes de tissu qui font sa renommée et enseigne le patchwork à de nombreuses personnes. Peu à peu, le carton de récupération s’impose à elle comme un matériau disponible, facile à travailler avec un peu de patience, dit elle, écologique et recyclable. Elle commence par en faire des boîtes de tous types et s’intéresse ensuite au mobilier en carton. Elle suit une formation de meubles en carton et encadrement d’art à Paris et réalise depuis différents petits mobiliers, très esthétiques et surprenants de modernité, qu’elle réalise à partir de cartons qu’elle récupère dans les différents commerces ou dans la vie courante. Une des belles rencontres de ce Festival.


Sofia BENSAID ROUABAH et Nawal OUAGUENOUNI BENZIADA

Passionnée d’art et d’artisanat depuis toujours, quand Sofia, qui a longtemps tenu une boutique d’artisanat d’Art à Alger, rencontre Nawal qui s’exerce depuis plusieurs années à différentes disciplines artistiques (modelage, céramique, décoration d’intérieur), la connexion se fait, et cela donne du beau. Toutes deux, momentanément mères au foyer, jumellent alors leurs potentiels créatifs et, en quelques mois, dessinent et réalisent une première ligne de mobilier, originale et de grande modernité. Pneus qu’elles récupèrent chez les vulcanisateurs, bois de palette recyclés, cordes de tous types… se mêlent et se réinventent dans des salons, tables, fauteuils… surprenants de contemporanéité. Devant le succès remporté par leurs premiers modèles, leur tout nouvel atelier, qu’elles ont dénommé Les Ateliers de la corde, devrait encore livrer beaucoup de belles choses car elles sont débordantes d’idées. Ce sera leur première participation à une exposition grand public et elles en attendent beaucoup. Talent à suivre.
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